[Arduino] Comment sortir des ateliers d'initiation basique ?


#1

Bonjour à tous !

Je ne sais pas si vous faites souvent des ateliers d’initiation à arduino, mais j’en fais et j’en ai fait beaucoup.

Et j’ai rencontré un problème : avec mon background développeuse, je vois tout à fait l’intérêt de débuter par quelque chose de simple, pas très fun, mais qui nous fait comprendre le B.A.-BA d’une techno. Alors, pour moi, faire un blink, un fade, tester un bouton ou un potar, c’est pas le plus fun, mais c’est utile et je réussis à voir plus loin.

Mais c’est pas le cas de tout le monde, loin de là. La plupart des gens se disent que ouais, c’est cool, mais que ça ne leur sert à rien.

Un de nos vieux serpents de mer est donc la mise en place d’ateliers autour de projets qui donnent envie. Et trouver des projets pas trop tech, c’est pas facile !

Pour nos prochains ateliers enfants/ado, on va tenter de piocher dans ces projets qui sont (pour certains) open source. Le prochain atelier a lieu fin aout, je vous ferai un retour :slight_smile:

Et vous ? Quels sont vos astuces ou projets pour emmener les non-tech à la découverte d’arduino ?

PS : j’ai rangé ça dans “Bibliothèque” car il me semblerait intéressant de mettre ici différents liens vers des projets (je n’ai pas trouvé de sujets similaires), mais peut-être n’est-ce pas le bon endroit pour ça ? N’hésitez pas à me le dire ^^


#2

Bonjour,
Sujet intéressant et compliqué. Il est vrai que le début de l’arduino peut ne pas être très fun.
Pour ma part, j’ai deux séances que je fais avec des niveaux différents et des temps différents :

  • temps d’animation et de découvert. J’ai une activité avec la découverte d’une diode, d’un capteur de lumière et d’un interrupteur. Je mets le lien de l’activité.
    https://drive.google.com/file/d/1X_esBc-0vuG6TOlE1fXva504ee43y8Dl/view?usp=drivesdk
  • pour un temps plus long et scolaire, je mets cette activité à la fin de l’étude du fonctionnement de l’éclairage automatique. En premier un capteur de présence et ensuite, il essaye de trouver une solution pour que la lumière s’allume uniquement la nuit. Je simule cela d’abord avec scratch et on le met en œuvre avec arduino. J’ai un collègue qui m’a donné envie d’aller plus loin et faire un lampadaire en impression 3D en incluant la technologie arduino.

J’aime bien cette première approche avec capteur et détecteur. Je fais cela avec groove et la programmation en block avec arduiblock.


#3

On utilise pas mal Scratch avec nos 6em/5em (Les 6em ont fait par exemple en fin d’année dernière un film d’animation du petit prince, en lien avec leur programme de Français), mais c’est vrai que je n’utilise jamais Ardublock. Pourtant c’est vrai que ça peut simplifier le passage de Scratch au code pur, c’est vrai.

Est-ce que c’est juste point de vue Algo ? Je sais que j’avais testé un autre logiciel qui permettait de programmer son Arduino en bloc, mais qu’il n’y avait, à l’époque, pas de setup ni de loop (ça commençait juste là où il y a une boucle), ce qui était difficile à expliquer quand on compare au code.

Il faudra que j’y regarde de toute façon ! Même si, sous Mac, ça me demandera une autre logistique.

Je suis d’accord, les capteurs de lumière permettent en effet une première approche sympa avec des enfants. J’ai mis en ligne sur github de zBis le projet de poisson-lanterne pour les plus jeunes. C’était commenté en français, ce qui permettait de donner des défis simples aux enfants, comme “Inverse le comportement du poisson”.

À la même époque, j’avais aussi fait un crocodile mécanique pour faire un code un peu plus complexe, mais toujours expliqué, autour des capteurs ultra-sons et d’un servomoteur.

En règle général, je trouve que trouver un projet pour des ateliers ou cours avec des enfants / ado reste plus simple qu’avec des adultes où il faut vite aller vers des projets “utiles”


#4

Bonjour à tous,

J’associe en général mes ateliers Arduino 'et en général techniques) à des séances de design thinking, story mapping et créativité. L’idée est de décomposer les projets grandioses mais très complexes en petits projets simples à réaliser et surtout autonomes. Un robot, c’est par exemple une base qui roule, une caméra, un traitement d’image, une transmission Wifi/Bluetooth, fonctions qui peuvent être re-décomposées pour devenir encore plus simples. Petit à petit les personnes qui suivent la série d’atelier apprennent, sont motivées par le fait d’obtenir des résultats visibles et donc arrivent à prendre en charge des bouts de projet de plus en plus complexes. L’avantage est qu’il est possible aussi de glisser dans chaque petit projet un tout petit peu de théorie ou un atelier différents pour apporter les éléments qui manquent.


#5

Bonjour tous,

Perso, j’ais fais des ateliers Arduino dans un contexte plus libre que la classe. Je pense que c’est à ce niveau que se trouve la complexitée de la tâche; transmettre un savoir vers des personnes moyennement motivées (des élèves qui n’ont pas choisi) et de façon “rentable” (1 enseignant pour une trentaine d’élèves et en peu de temps).
J’ai eu le plaisir de transmettre mes conaissances bénèvolement a des groupes d’une dizaines de personnes. Dans ce cadre, on peux se permettre de donner les prenières consiges de façon autoritaires (choisir un exemple et le télécharger) et de les laisser libres d’évoluer à leur guise, en terme de vitesse et de direction. Reste à être suffisament disponible pour leur apporter individuellement la petite information ou l’objet qui leur manque au bon moment, du genre la led ou U=RI.
Au final vous avez devant vous un groupe hétérogène mais satisfait et motivé. La progression pendant les séances suivantes peux se faire en bonne partie par échanges entre pairs, et vous laisse un peu plus de temps à consacrer aux projets les plus pointus qui ne manquent pas d’émerger.
J’en ai retiré beaucoup de plaisir, bien que cela soit assez stressant de ne pas savoir où l’on va; on est obligé de révèler ses limites, et on se doit d’avoir une bonne diversité de matériel sous la main.