Bulloterie - Mise en relation ludique d'une communauté par intérêt ou savoir-faire

La Bulloterie est un outil ludique de mise en relation par intérêts et savoir-faire, en groupe affinitaire (bulles). Elle permet aux usager.e.s d’un Tiers-Lieu, participant.e.s d’un événement de se rencontrer et de se découvrir autour du support de l’outil.

Que vous soyez curieux, passionné ou expert. Positionnez vous

Article de présentation de la bulloterie sur movilab (le wiki des tiers-lieux) :
https://movilab.org/wiki/La_Bulloterie

Vidéo de présentation de la Bulotterie

Relance du projet et appel à contribution pour version digitale du projet originel sur le groupe Tilios: https://www.facebook.com/groups/tilios/permalink/2731289746902511?sfns=

GitHub de l’ébauche d’Anachitect, le pionnier: https://gitlab.com/Anachitect/La_Bulloterie

@nicolasloubet aurait-il des compléments à ajouter ? Peux-tu mettre en contact @Spid-erwan et Sébastien. Sais-tu si une version online existe? Je crois que cela pourrait également intéresser @louis et l’atelier des chercheurs de contribuer ?!

@Spid-erwan et @NicolasKermabon pourraient-il partager leur expérience lors de larencontre contributive sur les tiers-lieux édu et l’inclusion du 27/11 ?

Test de la bulloterie en classe, en tiers-lieu et en fablab:

Julien Gouriou - Classe


Le test de la bulloterie en classe répondait à un besoin de faire ressortir les perceptions qu’avaient les élèves de leurs besoins de remédiation (suite à une séquence travaillée en espagnol) et dans le même temps d’ancrer directement la remédiation dans un esprit coopératif et collaboratif. Partager les erreurs et les réussites n’est pas toujours facile en classe, mais c’est une des clés pour aller vers plus d’autonomie pour les élèves, plus d’investissement dans leurs apprentissages. La bulloterie se prête bien à faire réaliser cet état des lieux des compétences / obstacles / besoins / envies.
Le point primordial qui a permis que les choses fonctionnent, est, je pense la franchise avec laquelle j’ai présenté le dispositif en expliquant que je (le prof) ne savais pas ce qui allait ressortir de cette expérience. Je n’ai pas non-plus contraint les élèves à un nombre de bulles limité. Par contre je les ai encouragés à étudier la possibilité de voir des liens entre les bulles, en discutant avec eux de ces liens.
La discussion autour des bulles, du sentiment de compétence des élèves (en fonction de leur inscription comme « aidant » ou comme « demandeur d’aide »), du choix des mots utilisés, etc. a été extrêmement intéressante. Une fois de plus ce n’est pas le dispositif, en tant que tel, qui est intéressant, mais ce qu’il génère comme interactions et relations. La bulloterie, pour peu qu’on laisse les participants se l’approprier complètement et librement est vraiment « vertuante » à ce niveau là.
Dans un contexte de classe elle permet d’inverser beaucoup d’éléments: le prof sachant, les élèves non-investis, le prof évaluant et jugeant les besoins d’aide, etc. Dans le cas de cette première expérience, j’ai pu constater une participation vraiment pertinente d’élèves plutôt en réussite comme d’autres plutôt considérés comme « en difficulté ». Une vraie piste à creuser.

@Spid-erwan - Classe

@cat_jeUX.sais.FAIRE - Fablab

Cet article est en mode wiki et peut-être édité directement par tous.

1 J'aime

Bonjour,

j’ai échangé avec @Spid-erwan à ce sujet, mais pas encore eu l’occasion de tester de première main le système. Mais de ce que j’en ai vu, ça me semblait assez intéressant d’intégrer une approche de ce type pour organiser la section des auteurs de do•doc.

Étant donné que do•doc gère déjà des fiches auteur qui permettent d’identifier le travail de chacun (dans un fablab par exemple), il est déjà question de pouvoir bientôt remplir un champ de description des centres d’intérêt et compétences de chacun, et d’avoir des liens vers des pages web et des mots-clés pour filtrer et trouver des profils auteurs spécifiques (voir https://github.com/l-atelier-des-chercheurs/dodoc/issues/400 ). L’avantage d’intégrer un système type bulloterie dans do•doc est aussi la mise à disposition d’une version hors ligne et collaborative : dans un tiers lieu, sans passer par internet et avec plusieurs appareils (ordinateurs, tablettes, smartphones), la possibilité de proposer une bulloterie pour démarrer un workshop — puis documenter la suite des échanges par le biais de do•doc par exemple. do•doc possède aussi déjà des capacités d’export PDF, qui pourraient aussi être reprises pour produire une version poster par exemple.

J’ai vu sur la page facebook que le créateur ferait peut-être un atelier en janvier au Carrefour du Numérique, si j’y vais j’en profiterai pour évoquer ça avec lui et voir si ça a du sens de procéder ainsi. Je précise que l’idée n’est bien sur pas de se substituer à la version autonome en cours d’élaboration, au contraire si la licence le permet ça aurait du sens que l’Atelier des chercheurs y contribue tout en l’intégrant dans do•doc si cela correspond bien.

3 J'aimes

Bonjour,

@louis :clap::clap::clap:

Ça recoupe aussi avec les openbadges, pour identifier par exemple les compétences de chacun…
Et je pousse encore un peu la liste du Père Noèl : avec une visualisation carto géo référencée pour voir « où » … j’imagine bien ça dans le cadre du projet Fablab à L’école :wink: ( @Regis_Forgione @AlexFABULIS)

Julien

3 J'aimes

Ouah déjà de beaux projets en perspective! J’ai fait un retour et laissé le lien de ce post sur le post Facebook de TILIOS consacré à la Bulloterie. J’invite tous les membres du Forum à partager cet espace de discussion autour du projet auprès de leur réseau susceptible d’être intéressé ou de contribuer… Merci !

1 J'aime

En ce qui me concerne, c’était ma première bulloterie et donc ça a tâtonné forcément un peu. On s’est appuyé dessus pour 2 objectifs : 1/ faire réseau et apprendre à se connaître dans une assemblée hétéroclite qui se rencontrait pour la première fois et 2/ dégager des questions, problématiques, sujets pour alimenter la rencontre contributive. J’en ressors avec quelques constats : il faut de la médiation humaine très importante (couplée avec un affichage des consignes) car avec du recul les infos déposées par les participants sont assez légères et ne permettent pas forcément d’en savoir beaucoup. Sur le principe des bulles, c’est intéressant pour dégager des axes mais il faut trouver les bonnes méthodologies pour en faire ressortir quelque chose en direct et devant le public. Je pense que cela nécessite aussi de l’espace pour que la bulloterie soit bien lisible et il faut qu’elle soit accessible en permanence. Une version digitale qui permette un positionnement/actualisation permanente serait intéressant à tester/créer. Dans notre journée, il ne reste pas de traces de la bulloterie pour les participants une fois la journée achevée sauf la photo publiée sur ce wiki.

Je trouve quand même que c’est une approche à explorer et travailler pour mieux la maîtriser. Comme c’était la première fois pour la plupart des participants, je pense que ça demande pas mal de pédagogie (consignes claires, minuter les activités) et - mais ça ne dépend pas que de la bulloterie - il faut trouver un moyen pour que l’expression/participation de tous soit possible à partir de ce qui est écrit sur la bulloterie. Autre question, y-a-t’il une jauge maxi/mini recommandée pour utiliser la bulloterie ?

1 J'aime

@julien-proflab , tu pourrais nous donner des billes sur la façon dont tu l’as utilisée avec tes élèves ?

C’est bon, j’ai contribué à l’article sur le wiki. Est-ce qu’il y a d’autres aspects que vous souhaitez que je développe ?
@NicolasKermabon @benjamin.gentils

De mon côté, je pense que l’amélioration de l’utilisation de la bulloterie dans le cadre de la rencontre contributive de l’autre jour passera plutôt par laisser plus de liberté aux participants. j’ai eu l’impression que les choses se sont corsées lorsqu’il a fallu réduire les bulles à quatre grands axes. La bulloterie n’est peut-être pas l’outil le plus adapté pour faire ressortir un nombre réduit d’axes (ce qui peut être nécessaire pour avoir une bonne visibilité comme vous l’avez expliqué). J’ai plutôt l’impression que c’est un outil qui permet de faire exister justement beaucoup de centre d’intérêts différents, et de voir les liens qui peuvent s’établir. Les participants comprendront d’eux-même l’intérêt de l’utilisation de la bulloterie si on leur en explique la finalité dans le cadre d’une rencontre contributive: « 1/ faire réseau et apprendre à se connaître dans une assemblée hétéroclite qui se rencontrait pour la première fois et 2/ dégager des questions, problématiques, sujets pour alimenter la rencontre contributive ». Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de laisser « dériver » les discussions, il en ressortira forcément quelque chose, surtout vu l’expérience des gens présents à cette rencontre contributive.
Faire ressortir des grands axes en nombre limité peut sûrement s’obtenir avec une analyse plus posée et peut-être moins collective. Question à creuser…
En tous cas c’était vraiment une chouette journée à Rennes !
Julien

Wiki mis à jour le 25/01

1 J'aime